Paradis d’emprunt
EXPOSITION

Paradis d’emprunt

Résumé de l'exposition

TitreParadis d’emprunt
TypeExposition personnelle
Date6 novembre 2026 → 10 décembre 2026
Vernissage6 novembre 2026 à 19h06
ArtistesJohanne Cinier, 190X150 CM
Site web—

Présentation

Cette exposition marque une évolution importante dans le travail de Johanne Cinier. La figure féminine, longtemps centrale dans sa peinture, reste présente à travers quatre grands portraits. Mais elle n’occupe plus seule l’espace. Les corps, les vêtements et les décors commencent à se déliter dans la peinture, jusqu’à rejoindre par endroits une forme d’abstraction.

Du 6 novembre au 10 décembre 2026, la Galerie Roger Castang présente à Perpignan
Paradis d’emprunt, la nouvelle série de la peintre sétoise Johanne Cinier. Douze pièces y sont exposées, choisies parmi les dix-huit toiles de la série, pour la plupart de grand format, jusqu’à deux mètres, et en majorité traversées par un néon LED.

Transats, nappes à damier, citrons, palmiers, saguaros : Johanne Cinier peint un Sud fantasmé, fait d’images venues d’ailleurs, du western à la carte postale, du catalogue de mode au mobilier de jardin. Ce paradis ne nous appartient pas tout à fait ; on l’emprunte le temps d’un été. Les figures, de jeunes femmes au regard frontal, sont peintes avec une précision presque classique, tandis que tout se défait autour d’elles en gestes, en coulures, en tissu collé et en spray.
Le néon est le geste singulier de la série. Dans les paysages de cactus, l’artiste peint au spray le halo des enseignes lumineuses ; entre deux panneaux, un véritable tube LED vient trancher la surface.
Entre figuration et abstraction, la série alterne portraits, objets du loisir et paysages-mirages. Les titres composent à eux seuls une petite méditation sur le temps qui passe : Toujours là, Déjà ailleurs, Le temps fera le reste, La fête n’est pas finie.

"Je peins des décors de vacances qui ne nous appartiennent pas tout à fait. Les formes y subsistent comme des présences instables : un fauteuil, un citron, un visage, un cactus dont il ne reste que le contour. Je travaille par superpositions et retraits successifs : acrylique, huile, effacement et reprise.
L’huile me permet de révéler des couches plus anciennes et de laisser remonter des formes
enfouies dans la matière. Le tissu collé, la craie grasse et le spray viennent ensuite brouiller la
frontière entre l’objet peint et l’objet réel.
C’est sur la ligne de néon Led, que le paradis se fissure."

Vernissage 6 novembre 2026 à 19h06 En présence de l'artiste

Œuvres présentées

Les ombres lentes
Les ombres lentes 190 x 190 cm · 2026
Paradis artificiel
Paradis artificiel 190 x 200 cm · 2026
Plein soleil
Plein soleil 170 x 190 cm · 2026
Paradis artificiel 2
Paradis artificiel 2 190 x 150 cm

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